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Les Haïtiens cherchent des alternatives au transport en commun


Alors que les prix des produits pétroliers sont en constante hausse, causant ainsi l'augmentation des prix du transport en commun, les Haïtiens cherchent des taptapalternatives pour contourner le problème. Dès l'annonce des nouveaux prix du transport en commun, suite à la flambée des prix des produits pétroliers, entre les passagers et les chauffeurs le torchon brûle. Ces derniers refusent catégoriquement d'accepter des passagers les 10 gourdes qui, jusqu'au mercredi 25 juin, étaient le tarif du trajet Carrefour Centre-ville par exemple. Certains, n'étant pas en mesure de payer les 15 gourdes, se sont vus insulter par des chauffeurs et des contrôleurs en colère. Sur la route de Carrefour, ce jeudi 26 juin, date d'entrée en vigueur des nouveaux tarifs, certains chauffeurs préfèrent aller avec peu de passagers qui leur paient le tarif de 15 gourdes dans leurs tap-taps clairsemés, au lieu d'accepter ceux qui n?ont que 10 gourdes. « Nou pa gen Leta ! » (Nous n'avons pas d?autorités responsables !), a lancé un père de famille dans l'un de ces tap-taps clairsemés, à la vue de la longue file des dizaines de personnes se rendant chez elles à pied. Il affirme qu'il doit débourser presque le double de ce qu'il dépensait avant pour se rendre à son travail à Delmas 75. « Maintenant ma journée de travail me coûte 70 gourdes pour 2 courses de tap tap, alors que mon salaire reste stable ! », se plaint-il. Face à cette nouvelle hausse des prix du transport en commun, certaines personnes ont déjà pensé à des alternatives. Certains projettent de se rendre chez eux à pied. D'autres, par contre, pensent faire la moitié du trajet à pied et faire le reste en voiture afin de «payer le mi-chemin». Un jeune homme, apparemment un étudiant, a affirmé : « désormais, je vais prendre la route à pied jusqu'à la station Tiger de Fontamara, et là je prendrai un tap-tap pour 10 gourdes pour Carrefour ! » Certains le voient autrement. Guershon, employé d?une compagnie de téléphonie mobile de la capitale, pense que les gens doivent vivre en fonction de la situation économique qui affecte le pays. « La situation est partout la même dans le monde», a-t-il déclaré en faisant référence à des Texans qui, en dépit du fait que le Texas soit riche en pétrole, sont obligés d'échanger leurs voitures à 8 cylindres pour adopter d'autres beaucoup plus petites et moins gourmandes en carburant. « Nous devons commencer par manger beaucoup au petit déjeuner, pour ne pas avoir à dépenser de l'argent pour un plat de 100 gourdes au travail », poursuit-il. Les parents, eux, ne savent plus à quel saint se vouer à deux mois de la rentrée des classes prévue pour début septembre. La note s'annonce salée car, «les enfants ne pourront jamais se rendre à pied à l'école, sans compter les prix des friandises qui grimpent au même rythme que les produits pétroliers». Des passagers pensent à d'autres palliatifs comme se procurer une bicyclette, un scooter ou plus ironiquement une bourrique (âne). « On aura connu le Moyen-âge ! », ironise un citoyen.

story by: HPN